Jeudi soir de la semaine dernière (pas ce jeudi, l'autre d'il y a 10 jours), un beau brouillard s'est abattu sur Goteborg. Pas si épais que ça, mais tout de même bien présent, ça faisait un beau halo autour des lumières (et ce n'était pas mes yeux le problème!). Vendredi, le jour s'est levé, mais le brouillard, pas complètement. Toute la journée, il est resté au dessus de la ville, jamais très loin. Vendredi soir, il a recommencé à s'épaissir "dangereusement"...

Mon périple pour Munich a commencé à 4h30 samedi matin. En magasinant les billets, je me suis rendue compte que c'était 30% moins cher de partir le samedi à 6h30 que de partir le vendredi soir. Le réveille sonne et je suis clairement perdue... Après avoir pris quelques secondes pour comprendre où j'étais et ce qui se passait, j'ai enfilé la tenue que j'avais sortie la veille, j'ai brossé mes dents et j'ai zippé mon bagage à main avant de partir pour prendre le bus qui m'amènerait à l'aéroport. Il est 4h45, je marche rapidement pour rejoindre Korsvägen et prendre le bus (les trams et les bus de ville réguliers ne passent pas à cette heure matinale et j'ai une dizaine-quinzaine de minutes de marche à faire pour rejoindre l'arrêt). C'est en arrivant à Korsvägen (littéralement, la croisée des chemins, un des gros carrefours à Goteborg) que je me rend compte que le brouillard est rendu vraiment, vraiment intensément épais. En fait, je me rends compte de ça car il m'est impossible de voir l'autre côté de la rue que je souhaite traverser. J'ai pris une photo, mais elle ne rend pas ce qui est devant mes yeux à sa juste valeur (faut dire que la photo a été prise avec mon cellulaire, alors soyons réalistes!).
Arrivée à l'aéroport, je suis surprise, très surprise, par la quantité de gens sur place. C'est pareil comme dans le jour et il est 5h30!!! Sincèrement, ce n'est pas la première fois que je prends l'avion si tôt, mais c'est bien la première fois que je vois un aéroport aussi vivant je crois! Je prends un petit quelque chose à manger et j'attends l'appel pour mon vol. En passant la porte d'embarquement, nous sommes devant le bus qui nous amènera vers l'avion.
6h15: je suis devant mon avion, un petit avion de 100 personnes environ. Je me trouve sur le tarmac, près de la porte d'entrée de devant et je suis incapable de voir la queue de l'avion tellement le brouillard est épais. J'ai un petit pincement au coeur en me disant: mais voyons, comment font-ils pour décoller/atterrir dans de telles conditions! Et je me dis que au Québec, on s'est bien adapté à la glace, la neige alors le brouillard... ça doit être possible aussi.
Une fois rendue dans l'avion, je souhaite de tout coeur arriver à dormir. Je somnole pendant les deux heures que dure mon vol vers Munich et il faut même que deux personnes me "poke" pour que je sorte de mon sommeil comateux rendue à destination.
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