samedi 15 octobre 2011

Une nuit... blanche!

À notre entrée en salle blanche.
Lundi, moi et mon collègue Riccardo, nous avons réalisé que pour pouvoir compléter une des étapes importante de notre projet, il allait falloir être au travail soit très tôt mardi matin (6h) soit finir assez tard (2h du mat le lendemain). Le problème est que l'on avait besoin d'un appareil qui est toujours booké. Donc, comme tous les deux on est pas très matinal, on a décidé de commencer notre manip. à minuit. L'expérience en question se trouve dans les salles blanches.

Les salles blanches, c'est un laboratoire géant où la quantité de particules est contrôlée.

Après 1 heure de boulot (on voit l'horloge derrière ;))
Plusieurs d'entre vous m'avez déjà entendu en parler, sans vraiment voir de photos... Donc, on s'est bien gâté. Pour arriver à cette qualité d'air dans la pièce, il faut d'abord mettre des chaussures spéciales et un filet sur les cheveux. Ensuite, on passe dans une pièce différente et on passe une cagoule et une combinaison dans un matériau qui libère très peu de particules. On met aussi des protèges souliers (par dessus les souliers dédiés à ça!). On fini en enfilant une paire de gant et des lunettes. On peut alors entrer dans le laboratoire.

Riccardo qui est en train de mettre la résine sur la gaufre.
Donc je me suis un peu amusée à prendre des photos, parce que admettons le, aussi bien s'amuser tant qu'à être au travail au milieu de la nuit!

L'éclairage sur certaines des photos est jaunâtre car nous étions dans une section des salles blanches où on utilise des matériaux photo-sensibles dans le domaine UV (bleu, mauve), donc la lumière est volontairement jaunâtre pour éviter qu'ils réagissent à la lumière ambiante.

L'opération consistait à étaler une résine sur une gaufre de Si de 3po. de diamètre. Ensuite, la gaufre est installée dans un appareil qui écrit un motif dans la résine avec un faisceau d'électrons. Par la suite, elle est placée dans un développeur et les parties exposées au faisceau d'électron se dissolvent, ce qui nous laisse le négatif de notre motif d'origine dans la résine.

Pour étaler la résine sur la gaufre, on prend une certaine quantité de résine (c'est liquide) dans une pipette et on la met sur la gaufre. Ensuite on fait tourner la gaufre très rapidement sur elle-même, ce qui diminue progressivement l'épaisseur de la résine (l'objectif est d'obtenir une épaisseur comparable à l'épaisseur d'un cheveux). Sur le vidéo, on voit très bien que l'épaisseur de la résine change, ce qui change la réflexion de la lumière et change la couleur de la gaufre. Finalement, nous avons pu quitter le labo. vers 2h15 du matin. J'ai du prendre un taxi, car contrairement à ce que je pensais, les trams arrêtent de passer à 12h30 environ en semaine (sauf le vendredi).

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